Dans une campagne électorale, les candidats sont souvent tentés de signaler certains
comportements chez leurs opposants. Ceci est donc valable dans tous les camps. Nous avec Christian Gros, malgré les énormités que nous
relevons par ci par là, préférons dialoguer avec vous sur notre programme.
Pourtant aujourd'hui c'en est assez. Trop c'est trop serait le juste qualificatif. Cependant, comme c'est nous qui le disons, il serait juste de vous poser la question suivante:
"trouvez vous normal que le candidat de l'UMP utilise la réserve parlementaire, qui est de l'argent public, pour faire sa campagne
électorale? ". En effet, tous les jours dans la presse locale, un compte rendu montre le candidat remettre un chèque à des associations. Il ne s'agit pas de regretter que les
bénévoles puissent fonctionner avec des finances, mais bien de réaliser que les règles sont les mêmes pour toutes et pour tous. Les comptes de campagne des candidats sont rigoureusement
réglementés et les sommes distribuées doivent figurer au compte de campagne dudit candidat.
Ci dessous, les
extraits d'un article de Marion Faure à l'Express,(à lire au complet
ici), pour en savoir un peu plus.
Réserve parlementaire
"C'est un pouvoir de subvention donné aux élus», explique en 2006 Frédéric Lefebvre, alors conseiller du ministre de l'Intérieur pour les relations avec le Parlement.
Chaque année, quand elles votent le budget, les deux chambres s'allouent des crédits d'investissement: environ 90 millions d'euros pour l'Assemblée nationale et 55 pour le Sénat. Ces sommes sont
ensuite réparties entre les groupes politiques. «Tout le monde n'a pas ce qu'il souhaite", reconnaît Claude Gaillard, député UMP de
Meurthe-et-Moselle.
Le fonctionnement de la réserve est méconnu de bien des élus écrit encore la journaliste que je cite . Le benjamin de l'Assemblée, Laurent
Wauquiez, ne bénéficie que de 30 000 euros par an. Pascal Terrasse, député PS de l'Ardèche, qui n'a pu dépasser 40 000 euros, s'estime, lui, bien servi pour un membre de l'opposition.
Revenons à notre question: vous êtes inquiet-s, favorables, en colère, pour, ou contre cette façon d'agir, bref, quel est votre avis? Si vous n'osez pas y répondre dans les commentaires anonymes de ce blog mais que vous y réfléchissez quelques minutes c'est déjà pas mal... L'essentiel est de ne pas imiter ceci
Ci dessous, la réaction envoyée par un citoyen de Mazan:
Période électorale oblige, depuis quelques jours, nous voyons la photo du député Jean- Michel Ferrand, brandissant des chèques en veux-tu en voilà. Certes, sur le fond il n’y a rien à dire
puisque la réserve parlementaire est prévue par la loi. Mais sur la forme, il y a quand même quelque chose de choquant. Il suffit de lire les premières réactions (publiées par le journal) La
Provence) : confusion-intégrétité-confiance-système malsain-inéquité-confiance etc.
Personnellement, j’ajoute qu’il y a de l’indécence dans cette façon d’agir. Car le député est en campagne pour les Cantonales, et comme il le dit lui même avec un certain aplomb :"Je donne là où c’est le plus urgent, pour les autres j’irai après". Sous entendu, "là où j’ai besoin de vos voix je distribue". Ce n’est plus un candidat, c’est un distributeur automatique. Je pense que la fierté et l’amour propre des citoyens électeurs méritent mieux que cet espèce de paternalisme méprisant.
Un lecteur de la Provence a proposé l’inscription de ces sommes sur une ligne budgétaire communale afin d’assurer une répartition équitable. Bonne idée. J’ajoute que s’agissant d’argent public, il ne doit pas être utilisé à des fins personnelles et qu’à ce titre, il devrait figurer obligatoirement dans les comptes de campagne.
La politique du chèque à la main n’est pas un programme, c’est un aveu d’échec. Un vrai candidat sérieux doit avoir programme avec un bilan et des projets. Les électeurs avertis sauront faire la différence.
Pierre Leyx, enseignant retraité. 84380 Mazan
En quoi, confier de l'argent public à un élu pour en disposer discrétionnairement, est démocratique? c'est officiellement une prime aux SORTANTS. Il ne faut pas s'étonner des dérives !
Mais les parlementaires auront ils assez de civisme pour le faire ?